Bien des gens pensent que les médecins donnent trop de médicaments inutiles et souhaitent essayer d’autres formes de traitement d’abord. Un sondage de l’institut des médecines douces, à Londres, a révélé que la moitié des clients de la médecine douce étaient des femmes. Elles viennent pour des cystites, des règles douloureuses, et même pour la stérilité, lorsque la médecine classique a échoué.

Les femmes actuelles sont très conscientes des effets des régimes et du stress sur leur état général et leur humeur. Et une fois par mois, les règles leur rappellent qu’elles ont un système hormonal. De plus, la médecine classique ne résout pas tous les problèmes.

Les médicaments jouent un rôle important en médecine et ont sauvé bien des vies. Mais ils ont parfois des effets secondaires et de nombreux médecins reconnaissent actuellement que les médicaments suppriment non seulement les symptômes mais aussi les défenses naturelles de l’organisme. Ainsi les tranquillisants souvent prescrits aux femmes souffrant d’anxiété, procurent certes un soulagement mais ils n’agissent pas sur la cause et peuvent créer un état de dépendance.

Plantes médicinales: la médecine familiale L’utilisation des plantes pour soigner les problèmes de peau, les douleurs des règles, la cystite et l’indigestion, est une méthode fort ancienne. C’est sans doute grâce aux femmes que cette tradition a survécu en Occident. Alors que les médecins testaient de nouveaux médicaments en extrayant les principes actifs des herbes et des plantes, les femmes de la campagne, elles, continuaient à se servir des plantes médicinales comme leur avaient enseigné leurs mères et grand mères.

Les herboristes affirment que les herbes, contrairement aux médicaments, agissent sur le corps de façon douce et harmonieuse grâce à l’action conjuguée des différentes substances contenues dans les plantes. Si l’on retire un de ces éléments actifs pour en faire un médicament, il peut se produire des effets secondaires. Ainsi la reine després facilite la digestion mais l’acide salicylique (plus connu sous le nom d’aspirine), extrait de cette plante, entraîne des ulcères à l’estomac quand on en prend trop.

Les magasins diététiques vendent des plantes médicinales pour soigner certains maux. Mais cela mécontente les herboristes car ils considèrent que les remèdes doivent être choisis en fonction du malade et non du problème, car ce qui est efficace pour l’un ne l’est pas nécessairement pour l’autre. Un herboriste médical dresse un tableau complet de la santé du patient en faisant d’abord un historique du cas. Puis il concocte un remède adapté à l’individu à partir d’une variété de plus de cent plantes. Il vous proposera du chrysanthème matricaire (qui contient une substance proche de l’aspirine) pour les maux de tête, de la valériane pour l’insomnie ou l’anxiété, la capselle pour les douleurs des règles ou du jus de pissenlit pour les cors aux pieds ou les verrues.

L’homéopathie: guérir en douceur Carole, 22 ans, essaya l’homéopathie un hiver où elle était constamment enrhumée. Elle explique «Quand j’ai annoncé à mon médecin que j’allais essayer l’homéopathie, il déclara que c’était absurde. Mais je ne voyais pas pourquoi on ne ferait pas appel aux défenses naturelles du corps. Les remèdes homéopathiques m’ont permis de mieux supporter mon rhume chronique jusqu’à ce que j’aie vraiment développé mes défenses naturelles.»

Ces remèdes sont en effet constitués de doses infimes des substances qui causent la maladie. Ainsi le corps, sollicité, réagit avec ses propres moyens de défense. Et toujours, selon les homéopathes, une grande dilution entraîne une plus grande réaction.

Les médecins peuvent très bien étudier l’homéopathie après leurs études médicales et certains le font. Ainsi ce pédiatre qui disait : « Il y a 15 ans, je me suis mis à l’homéopathie parce que je n’aimais pas donner des médicaments aux enfants.» De nombreuses mères partagent ce point de vue: Anne qui avait amené son fils de 3 ans chez un homéopathe témoigne: «Tim a de l’eczéma depuis sa naissance et les effets secondaires possibles d’un traitement classique m’effrayaient. Or il semble que le traitement homéopathique ait amélioré les choses sans complications.»

Comme tous les praticiens de l’autre médecine, et d’ailleurs, comme tous les bons médecins, les homéopathes consacrent beaucoup de temps à leurs patients : ils déterminent avec précision à qui ils ont affaire avant de prescrire des remèdes.

Aussi deux femmes atteintes du même mal peuvent recevoir un traitement différent. Les problèmes de nervosité, les prémenstruations, les migraines, les cystites, ont été souvent réglés par l’homéopathie. Et des mères qui utilisent l’homéopathie pour elles mêmes l’utiliseront également pour leurs enfants. Il existe même des médicaments spécialement conçus pour les enfants nerveux et sensibles.

L’acupuncture : aiguilles antidouleurs?

Cette branche ancienne de la médecine chinoise connaît un grand succès bien que les résultats soient inégaux. L’acupuncture repose sur le principe suivant: une force, appelée shi, circule dans notre corps dans des canaux invisibles : les méridiens. Les thérapeutes affirment que notre santé mentale, affective et physique est liée à une circulation libre et harmonieuse de ce shi. On enfonce des aiguilles fines à certains endroits du corps afin de stimuler l’écoulement du shi et ainsi retrouver ou maintenir une bonne santé. Alors qu’en Chine cette méthode est utilisée pour toutes sortes de problèmes, en Occident, elle est utilisée, essentiellement, dans des cas douloureux, tels que l’arthrose, les rhumatismes ou dans des cas difficiles de migraines, d’allergies…

C’est un procédé efficace pour lutter contre la nervosité prémenstruelle, les règles douloureuses et pour faciliter l’accouchement. Une femme ayant fait appel à l’acupuncture, lors de la phase de travail, nous rapporte : »Dans la 1/2 heure qui a suivi la pose des aiguilles, les contractions m’ont paru plus faciles à supporter, la douleur était atténuée sans qu’il y ait d’effets secondaires. Et j’ai même réussi à faire mes respirations.»

Certains thérapeutes affirment que l’acupuncture agit également sur la tension nerveuse et la dépression. En effet, comme le shi relie le corps à l’esprit, en soignant l’un, on soigne l’autre. Il y a une explication scientifique : la stimulation du système nerveux favorise la production d’hormones naturelles, les endorphines, appelées aussi les analgésiques naturels. Elles ont un double effet soulager la douleur et apaiser l’individu sur le plan affectif.

Récemment, dans des cas de migraines, un hôpital a comparé les résultats obtenus par acupuncture et par médicaments l’acupuncture l’a emporté. Sur les 41 cas traités par acupuncture, 21 ont présenté une amélioration. Alors que sur les 36 cas traités par médicaments, seuls 9 ont paru s’améliorer.

Certaines femmes se tournent vers l’acupuncture pour arrêter de fumer. Dans certaines cliniques, on incruste un petit clou ou plutôt une agrafe sur l’oreille, et le fait de frotter cette agrafe diminuerait l’envie de fumer. Un médecin acupuncteur a déclaré, d’ailleurs, que l’acupuncture pouvait diminuer l’envie de fumer et l’état de manque, à condition que le malade ait vraiment décidé d’arrêter.

L’ostéopathie : contre les maux de dos

On s’adresse en général à l’ostéopathe pour des problèmes de dos ou d’articulations. Mais en fait l’ostéopathie a un champ d’action bien plus vaste. La colonne vertébrale contient la moelle épinière qui est reliée au corps tout entier par le système nerveux. Ainsi une vertèbre déplacée peut provoquer un problème n’importe où dans le corps. Et la remettre en place peut résoudre une grande quantité de maux. L’ostéopathie traite efficacement semble t il, les problèmes digestifs, de peau, l’asthme et la bronchite.

Judith, 26 ans, mère de 2 enfartts, alla voir un ostéopathe pour la première fois lorsqu’elle attendait son deuxième enfant: « Mon premier enfant, Andrew, n’avait que 6 mois quand j’ai été à nouveau enceinte. J’ai eu très mal au dos pendant les 3 derniers mois de cette grossesse, sans doute parce que je portais encore beaucoup Andrew. L’ostéopathe avait l’habitude des femmes enceintes et il m’expliqua que pendant la grossesse, une grande pression s’exerce sur la colonne vertébrale et e bassin. C’est pourquoi à l’approche du terme, les ligaments tendent à se relâcher.» L’ostéopathie intéresse plus de médecins que toute autre médecine parallèle. Certains vont même jusqu’à recommander l’ostéopathie à la place des traitements classiques.

Contre le stress: relaxation et méditation

Un sondage récent, organisé par une revue de médecines douces, fit apparaître que 83 % des personnes interrogées étaient satisfaits des résultats obtenus par la relaxation et la méditation (12 % n’étaient pas satisfa’: et 5 Vo étaient indécis). Ces thérapies ne font en fait pas partie de la médecine. Elles sont complémentaires car elles peuvent être suivies en parallèle avec d’autres traitements. Il s’agit plutôt de moyens fournis au malade pour lutter lui même contre les effets du stress, qui déclenche en général les maladies. Elles ne créent ni effet secondaire ni dépendance, ce qui n’est pas le cas pour les médicaments.

Un psychiatre convaincu des vertus de la relaxation et de la méditation explique : «Je rencontre des femmes en proie à la plus vive anxiété mais je m’efforce de ne pas leur donner de tranquillisants, parce qu’ils créent une dépendance. Je leur conseille presque toujours d’avoir recours à la relaxation ou à la méditation.»

Il existe de nombreuses techniques de ce type. Les plus connues sont l’auto relaxation, le biofeedback, la méditation transcendantale et des techniques actives tels que le yoga et le t’ai chi.

Mais surtout, ces différentes techniques ont les mêmes effets sur le corps et sur le système nerveux. Quand votre corps et votre esprit sont détendus, votre corps est à même de mettre en oeuvre son propre système de défense. Les hormones qui produisent le stress sont neutralisées. Le corps peut repousser d’éventuels agresseurs.

Relaxation et méditation, sous diverses formes, permettent de supprimer l’anxiété, la dépression et les problèmes liés au stress, comme la migraine. Grâce à cela, des malades atteints de cancer parviennent à faire face à leur angoisse, à la douleur et, même, semble t il, à vaincre le mal lui même.

Il faut savoir décompresser et voir les choses calmement même si l’on n’est pas malade. Ainsi, vous éviterez bien des maladies.

La médecine holistique

Un bon praticien de médecines douces considère le patient comme un tout, il ne se contente pas de s’informer sur les symptômes physiques mais il tient compte de son style de vie, de sa personnalité et de ses problèmes affectifs. C’est ce qu’on appelle la méthode holistique. Ces praticiens refusent de prescrire des médicaments spécifiques pour des symptômes spécifiques. Ils soignent selon la propre nature de chaque individu.

Il existe bien sûr des thérapeutes de médecines douces qui soignent en fonction des symptômes. De même, certains médecins traditionnels appliquent la méthode holistique. C’est en 1983 qu’un groupe de médecins et d’étudiants ont fondé l’Association britannique de médecine holistique. Un de leurs objectifs est d’amener les médecins à traiter leurs malades comme des personnes, à les écouter et à les considérer comme des égaux. Ils souhaitent que le corps médical les reconnaisse et que l’on permette aux malades de choisir entre la médecine traditionnelle et les médecines douces en fonction de leurs besoins. Et, par dessus tout, leur objectif est que le patient se prenne en charge sur le plan médical, qu’il réalise que ses attitudes psychologiques et ses habitudes physiques influent sur son état de santé.

Comme toute médecine douce, le véritable traitement holistique implique que le malade participe au processus de guérison au lieu d’être guéri par quelqu’un d’autre.